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Febar

Avec FEBAR, Younouss Diallo, Michael De Cock et Michel Bernard se plongent dans l’univers du désir de partir. La migration.

Ils se sont rendus ensemble au Sénégal pour visiter les lieux d’où partent la plupart des clandestins, pour un voyage au péril de leur vie. Ils ont vu les pirogues en bois où on les entasse et avec lesquelles ils sont transportés de Saint-Louis à Elinkine en passant par la Petite côte et Ziguinchor, vers les eaux internationales et peut-être les Iles Canaries!

Ils n’ont pas seulement vu les endroits où les migrants s’embarquent, ils ont aussi parlé avec des hommes qui ont déjà tenté la traversée et qui ont échoué. Certains réussissent, certains d’entre eux ne survivent pas à ce voyage terrible et ceux qui meurent sont, tout simplement, jetés par-dessus bord. Parfois certains sont jetés vivants par-dessus bord…

Ils viennent de tous les coins de l’Afrique, ils se rejoignent à Elinkine pour partir. Certains n’ont même jamais vu la mer et la découvrent avec stupeur voire effroi. Ils ont tous la fièvre (febar en wolof) cette fièvre du voyage vers un ailleurs où tout semble possible. Ils deviennent méconnaissables. Leur seul but: là-bas!

Le clandestin est un homme transformé.

Il est dans un état second. Il a comme la fièvre.

La fièvre de son rêve. Il peut venir de très loin, ayant déjà parcouru de nombreux kilomètres, ayant échappé à de nombreuses embûches, il a tout sacrifié pour partir. Rien ne le retient.  Rien ne l’arrêtera. Il a eu faim, soif, le manque de sommeil le taraude. Les plaies pas tout à fait guéries, la solitude sont des compagnes de longue date. Il est tout à son avenir.

FEBAR, basé sur des faits réels, est un long voyage du désir qui débute comme un rêve mais se termine en cauchemar…

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