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Le rôle de l’Association FOTTI consiste à « favoriser ces rencontres avec des professionnels », d’où le nom  FOTTI qui signifie « rencontre » . Des rencontres fructueuses entre les professionnels et des jeunes qui « ambitionnent de vivre décemment de ce métier qui tourne autour du cinéma et de l’audiovisuel ». La réalisatrice et productrice belge Judith Langerôme, chargée de former les jeunes sur le thème « réalisation, écriture, documentaire et fiction », a pour sa part fait savoir que l’objectif c’est que « les jeunes puissent eux-mêmes porter une oeuvre audiovisuelle et cinématographique du poitn de vue réalisation voir des métiers plus techniques comme l’assistanat, la réalisation, la prise de vue d’images et son, la production, mais également le jeu d’acteur ». Le « très bon niveau » des apprenants ayant séduit Madame Langerôme qui trouve ses élèves très motivés, très attentifs, la formatrice prend plaisir à leur proposer deux exercices en documentaire, où chacun va réaliser un documentaire entre 5 et 10 minutes avec un sujet individuel qu’il aura choisi, où il va pouvoir exercer un point de vue d’auteur-réalisateur. L’autre exercice en fiction consiste à « faire un remake d’une séquence d’un film qu’on a choisi en commun, dans lequel, aussi, ils vont pouvoir insuffler leur propre point de vue sur le monde et la société.
Publié en: août 2017
Source: Le Quotidien
Auteur: Ndeye Fatou Niang
(…) Parmi les participants, Aïcha Dème, étudiante en Histoire à l’Ucad, est venue de Tambacounda d’où elle a été sélectionnée. Elle a dit tout son enthousiasme d’avoir participé à une telle formation qui leur offre, selon elle, surtout pour ceux qui viennent des régions, « une opportunité de pouvoir exprimer nos idées à travers l’audiovisuel sur la société sénégalaise en général, d’extérioriser tout ce que l’on a dans la tête et montrer aussi nos réalités locales ». Aïcha Dème s’est déjà lancée, fait-elle noter, « dans la réalisation d’un documentaire qui retrace la société sénégalaise en prenant le cas de l’Université de Dakar surtout qui reflète toute la diversité sociétale de notre pays pour pouvoir faire un diagnostic et proposer des solutions ». Le Soleil, Mouhamadou Sagne, août 2017
Publié en: août 2017
Source: Le Soleil
Auteur: Mouhamadou Sagne
(…) La première résidence de l’Académie du cinéma avec les réalisateurs belges Judith Langerôme et Vincent Smitz est un grand rendez-vous du donner et du recevoir. Elle se tient depuis le 31 juillet au Centre culturel de Thiès et se poursuivra jusqu’au 12 août en partenariat avec le centre culturel régional de Thiès et grâce au soutien du « Fopica » de Wallonie-Bruxelles International. Fotti, centre d’art nomade Younouss DIALLO conduit depuis 2008 un programme de formation artistique original, innovant et pragmatique, à destination des jeunes adultes, qui se veut adapter au contexte du Sénégal, a fait savoir le président Yves François Preira. Le programme qui a débuté depuis 2008 participe à la formation en jeu d’acteurs, jeu devant la caméra, régie technique et production, à des jeunes sénégalais. Il a reçu dès son commencement le soutien de partenaires locaux et internationaux. Depuis 2017 et grâce au soutien du Fopica et de Wallonie-Bruxelles International, « Fotti » a ouvert un nouveau département, l’Académie du cinéma. L’objectif social de Fotti est d’amplifier l’ouverture de ces jeunes adultes au monde. Et permettre à cette jeunesse une évolution positive vers l’insertion professionnelle est prégnant.
Publié en: août 2017
Source: Thiesinfo
Auteur: Thiesinfo
(…) Devant la scène, Valérie Bauchau, dans le rôle de la mère d’Aaron Schwartz, dédie le spectacle à « son fils » et à Younouss Diallo. A ces mots, Fatou Fane ne peut retenir ses larmes. Fabrice Murgia le dira à l’issue de la représentation : « sans Younouss Diallo, cette équipe et ce spectacle n’auraient pas pu exister. » Ce comédien sénégalais, décédé brutalement en 2014, à seulement 46 ans, était venu en Belgique se former au conservatoire de Liège dans la classe de Jacques Delcuvellerie, qui l’a ensuite mis en scène dans le mémorable Rwanda 94, dans Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire et dans Bloody Niggers ! Mais Younouss Diallo n’oubliera pas le Sénégal. En 2008, il fonde Fotti Cultures, « fotti » signifiant « rencontre » en peul : « Une plateforme de formation de qualité pour des acteurs qui vivent en région, hors de Dakar, et qui, sinon, n’auraient pas la possibilité de se professionnaliser, explique Oumar Badiane, administrateur de l’asbl. Les auditions s’étendent sur toutes les régions du Sénégal, en collaboration avec les centres culturels locaux. » Concrètement, la douzaine de stagiaires de chaque promo suit pendant deux ans des modules de quinze jours avec des metteurs en scène invités, belges en général, et en général pas n’importe qui : Michael De Cock, actuel directeur du KVS, Armel Roussel, Agnès Limbos, Pietro Varrasso, Etienne Minoungou, Axel de Booseré, Dorcy Rugamba… et Fabrice Murgia, actuel directeur du Théâtre national. « A Fotti, j’ai tout appris : étudier un texte, ne pas tourner le dos au public, extérioriser l’émotion, j’ai appris qu’on n’a pas besoin de crier pour que les gens nous comprennent, confie Fatou Hane, issue, comme Kabila, de la toute première promotion de Fotti. Avant ça, je jouais en Casamance dans des spectacles financés par des ONG pour sensibiliser la population, sur l’avortement par exemple, ou sur comment éviter les mines antipersonnel quand on va dans la forêt (NDLR : la Casamance, au sud de l’enclave gambienne, a été en conflit avec l’Etat sénégalais à partir des années 1980 pour ses velléités d’indépendance). C’était plutôt des sketches avec de l’improvisation. L’idée est de faire passer un message en faisant rire, parfois en wolof et parfois en français puisque tout le monde ne parle pas wolof au Sénégal, mais que tout le monde va à l’école et que l’école est en français. » Aujourd’hui, alors qu’elle tourne en Belgique et dans le monde, Fatou Hane tient un magasin de vêtements pour gagner sa vie. Même Pape Faye, président national de l’Arcots (Association des artistes comédiens du théâtre sénégalais), le reconnaît : « Le théâtre au Sénégal ne nourrit pas son homme. C’est une passion. Je dis toujours aux jeunes : “Faites du théâtre, mais ayez d’abord un métier”. »
Publié en: Mai 2017
Source: Le Vif
Auteur: Estelle Spoto
Le Sénégal est représenté au Marché des arts du spectacle africain (Masa) 2016 en Côte d’Ivoire dans la catégorie théâtre par la pièce Xaar Yalla. Les comédiens de la compagnie Fotti se produisent aux côtés de Didier Awadi dans cette belle création. Par le jeu captivant de sept talentueux acteurs, l’oeuvre passe en revue avec humour et ironie quelques facettes de la société sénégalaise. Les mentalités, l’instinct de survie et l’espoir d’un lendemain meilleur qui reposent sur le fameux « Xaar Yalla », (qui veut dire littéralement « attendre Dieu »), sont exposés dans cette pièce. La regarder c’est comme manger du bon thiéb, se retrouver face à son miroir après, pour admirer sa beauté mais sans oublier de nettoyer l’huile qui brille encore sur ses lèvres, la graine de riz coincée dans sa barbe… Wa salam ! Xaar Yalla, est une pièce de feu Younouss Diallo, mise en scène par le Rwandais Dorcy Rugamba avec la collaboration musicale de Didier Awadi. Elle est portée par la plateforme culturelle Fotti, basée au Sénégal et fondée en 2008 par le metteur en scène et acteur feu Younouss Diallo. Depuis sa création, la structure porte d’importants projets culturels et collabore avec des artistes et partenaires à l’échelle nationale et internationale, notamment avec la Belgique.
Publié en: mars 2016
Source: Au Senegal.com
Auteur: Youssouf Chinois
Dès samedi, le Marché des arts et du spectacle africain (Masa) ouvrira ses portes dans la capitale ivoirienne. Dans la catégorie théâtre, les comédiens de la plateforme Fotti représentent le Sénégal avec la pièce Xaar Yalla (En attendant Dieu) créée par le défunt comédien et metteur en scène Younouss Diallo (…) c’est une pièce qui parle de la jeunesse sénégalaise partagée entre espoir et les illusions. Elle se cherche, raison pour laquelle la pièce s’appelle Xaar Yalla. Ce sont des gens qui attendent une divine providence, entre eux, il y a aussi pas mal de trahison, c’est une image symbolique pas seulement de la jeunesse dakaroise, mais de la société en générale.
Publié en: février 2016
Source: Walfadjiri
Auteur: Sheina Adara